Jumelée avec Herschbach en Allemagne

PROLONGATION : EXPOSITION [Duo d’artistes à Mordreuc]

11 août 2022

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Les 20 et 21 août 2022, l’association Galerie Côté Arts, en partenariat avec la Commune de Pleudihen-sur-Rance, présente « Duo d’artistes à Mordreuc ». Peintre plasticien, Philippe BECKMAN propose plusieurs de ses réalisations dans un un art spontané mêlant l’abstrait et le figuratif. Céramiste raku, Raymond CHENU présente des œuvres uniques créées à partir de cette technique ancestrale nippone. 

Cette exposition se tiendra à Pleudihen-sur-Rance au sein de l’Atelier Galerie de Philippe BECKMAN. L’atelier se situe au 15 Rue des Cap Horniers à Mordreuc, à 200 mètres en remontant de la cale sur la gauche.

Ouverture au public (entrée libre) les samedi 20 et dimanche 21 août de 10h à 19h.
Présentation de ces deux artistes professionnels…

 

Portait de Philippe BECKMAN (peintre plasticien)

Né en 1962, à Tourcoing, il devient Breton d’adoption en 1995. Au terme d’une carrière chez les Sapeurs-Pompiers de Paris, ou il nous dit :« en avoir vu de toutes les couleurs », Philippe BECKMAN revient vers la peinture et nous livre ces tons « feux », mêlés de l’atmosphère singulière induite par ce « vécu ». Il est remarqué par Alain FORGET, galeriste, qui a le coup de cœur pour sa peinture et expose ses grands formats dans sa galerie de Tourgéville, près de Deauville. Peintre autodidacte, Philippe BECKMAN réussit le mariage de l’art abstrait et du figuratif. En 2008, il est remarqué par les galeries Damon à Poitiers et sur l’Ile de Ré pour y exposer en tant qu’artiste permanent. Depuis quelques années, c’est en bord de Rance qu’il installe son atelier dans « le cadre idéal et magnifique de Mordreuc ».

 

Sa technique est mixte, ses compositions actuelles, sont essentiellement acryliques et huiles de couleurs personnalisées obtenues par broyage de pigments fixés par un liant. Il utilise couteaux, spalters (etc… ) et des outils spécifiques qu’il fabrique lui-même, en fonction du résultat souhaité : « J‘ai également créé et développé un procédé particulier pour mes œuvres de couleurs noires : sur des fonds noirs mats, j’applique un noir épais, que je sculpte dans la matière avec mes propres outils, puis je travaille sur des nuances de brillances, afin de faire vibrer la matière. »

 

Ainsi, ses peintures surgissent intuitivement, lors de confrontations alchimiques entre le corps de l’artiste et le vide

de la toile. « Mes peintures aux paysages quasi abstraits offrent des nuances subtiles autour d’horizons bousculés mis en valeur par une technique instinctive et maîtrisée. Dits et non-dits sont mes capteurs de lumière. Un tableau doit changer chaque jour, prendre des significations différentes suivant la lumière du lieu. Pour ce faire, je vais à l’essentiel au travers de la suggestion, parfois minimaliste dans le but que celui qui le contemple puisse laisser libre cours à l’imaginaire » nous confie l’artiste.

 

Portait de Raymond CHENU (céramiste Raku)

Originaire de Miniac-Morvan, Raymond CHENU rêvait d’études aux Beaux-Arts. « J’étais l’aîné d’une famille de cinq enfants, cela n’a pas été possible ». Il exerce divers métiers avant de devenir Sapeur-Pompier professionnel durant 31 ans au centre de secours de Saint-Malo. En parallèle, il consacre ses loisirs à la peinture. Puis, il découvre le travail de la terre avec un potier de Dinan, Louis LE NOUEN. En 1988, il s’initie au raku avec son épouse. Après avoir terminé sa carrière de pompier, il décide de se consacrer désormais à la céramique dont il est un artiste professionnel depuis 2011.

La technique ancestrale nippone du raku désigne un procédé du XVIe siècle, originaire du japon, ainsi qu’une étape des plus importantes dans l’histoire de la céramique. C’est tout naturellement que Raymond CHENU, adepte de l’art de vivre japonais, s’est laissé emporter par cette pratique, où philosophie et art se rejoignent. Un travail entre l’homme et la matière. Raymond CHENU compose lui-même ses mélanges d’argile, tourne ses pièces et les cuit une première fois pour obtenir un biscuit. Dans un second temps, il les émaille au pinceau avec un mélange d’eau et de poudre avant d’entamer une seconde cuisson à haute température.

La main donne la forme à la terre, mais c’est la cuisson finale qui donnera sa personnalité à l’objet. « Chacune de mes créations est le fruit d’un travail constant et en perpétuelle évolution, à l’image de celui du musicien, qui se doit de répéter inlassablement jusqu’à atteindre sa perfection propre. C’est un travail de précision, qui demande de la rigueur et de l’engagement, de la conception de l’objet jusqu’à sa sortie du four, à environ 950 degrés. Ainsi, à chaque fois que l’une de mes oeuvres est vendue, c’est une partie de moi qui s’en va, mais l’art est comme la philosophie orientale, c’est une histoire de partage », raconte le céramiste.

Contact et infos : philippe.beckman@orange.fr – 06 21 35 81 53

 

Last modified: 23 août 2022

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