Jumelée avec Herschbach en Allemagne

Mordreuc – La Chapelle – Le Prat

24 juillet 2017

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En suivant ce sentier, vous allez découvrir :

Port – Plage – Maisons anciennes – Châteaux – Moulins à  marée – Bords de Rance – Villages fleuris – Terroir

De la Cale de Mordreuc au port de Pleudihen-sur-Rance (plan)

Parcours 7 km
(dont 60 % de chemins)

Durée 2 h

Facile
Tout Public

La cale de Mordreuc et le Chêne Vert. Au premier plan, le phoque L9, pleudihennaise habituée des lieux qui profite de la plage.

La Cale de Mordreuc
Bâtie en 1876-78.
Avant le barrage de la Rance et la création d’une digue maçonnée (1966), aux grandes marées, l’eau envahissait les rues du bas de Mordreuc. Chacun devait protéger l’entrée de sa maison. Mordreuc, de l’ancien breton « mor – truc » traversée de la mer, est un point de passage d’une rive à l’autre de la Rance.

Le four à chaux de Mordreuc.

Le four à chaux (de Mordreuc)
Il servait à transformer le calcaire (du Quiou ou de la Manche) en chaux vive. On enflammait un mélange de bois ou charbon avec du calcaire. Une fois la chaux éteinte, elle servait en construction ou en agriculture pour diminuer l’acidité des sols.

Le Chêne Vert (Plouër)
On aperçoit de l’autre côté de la Rance, bâtie sur les ruines du Château de Péhou, les tours romantiques du Chêne Vert construites au XIXème siècle.

Face à la Moignerie (Plouër)
Avant le barrage EDF on pouvait traverser à gué ici, et plus loin encore, entre Mordreuc et le Chêne Vert. Au moyen-âge, à marée haute, les moines (de la Moignerie) assuraient la traversée par bateau (J. Foutel). Plus tard, de 1858 à 1902, un bac permettait la liaison entre les deux rives.

Les vestiges de La Chapelle édifiée au XVIIe siècle.

La Chapelle Sainte Honorine
Le village de la chapelle de Mordreuc doit son nom à la proximité du port de Mordreuc et à cette chapelle dédiée à Saint Honorine, patronne des bateliers. Elle fait partie du domaine du Bois-Piedrat. Depuis la fin XIXème, le nom s’est transformé au fil des années pour devenir, à tort, Sainte Ouine.

Pleudihen, chemin de randonnée, panorama sur le Moulin du Prat, la Rance

Le bac à rouir le lin
Les fibres de lin, cultivées dans la région, étaient mises à tremper dans ce bac pour ensuite être transformées en tissu.

La fontaine d’eau ferrugineuse dans le mur de clôture de Quincoubre.

Le moulin du Prat (en la Vicomté sur Rance)
Ce moulin vient d’être reconstruit avec ses dépendances et sa digue pour nous faire comprendre le fonctionnement des moulins à marée. Ce moulin, dont l’existence est attestée au XVI ème siècle, dépendait des seigneurs de la Bellière. Il a fonctionné jusqu’à la 1ère guerre mondiale où la concurrence des moulins à moteur l’a ruiné.
Si vous le visitez à l’heure où l’eau est haute dans l’étang et où la roue est dénoyée (marée descendante en Rance), vous verrez alors l’eau passer sous le moulin dans les coursiers.

Château de Quincoubre     
Le manoir actuel a été bâti en 1885 à côté de l’ancien Manoir et de sa métairie. Ces bâtiments anciens ont été profondément remanié, il subsiste à l’identique les ruines du colombier (1718).

Le Château de la Bellière (entre Pleudihen et la Vicomté)
Ce manoir privé date du XIII ème – XV ème siècle. On voit de loin ses superbes cheminées polygonales. Les murs d’enceinte ont disparu. Etang, chapelle, colombier, le moulin à marée du Prat dépendaient de lui, ainsi qu’un moulin à eau qui n’est plus. Il a été la demeure de Tiphaine Raguenel, épouse de Bertrand Du Guesclin.

Le verger conservatoire des pommes de Pleudihen
Créé en 2003 sur le terrain de la Fête du Blé, celui-ci regroupe 52 pommiers (un par variété recensée sur la commune). Le lycée agricole de Caulnes regroupe lui 2 plants par variété. Ceci pour éviter que ne disparaisse la plupart au profit des plus couramment consommées.

Emile Bouétard

Monument Emile Bouétard
Emile Bouétard est né à Pleudihen le 4 septembre 1915. Ne supportant pas l’occupation, il rejoint l’Angleterre et intègre l’une des unités françaises des SAS britanniques. Parachuté sur les terres bretonnes de Plumelec (Morbihan) dans le cadre de l’opération Overlord (débarquement des alliés en Normandie), il sera le 1er mort allié dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Chaque année, à l’occasion du 18 juin, une commémoration est organisée sur ce site.

Les souilles de Mordreuc
A Mordreuc comme aux Bas Champs, vous pouvez voir les souilles où échouaient les gabares de Pleudihen. Les souilles de Mordreuc étaient empierrées. Saint Malo avait besoin de bois de chauffage, les gabares, lourdes embarcations aux voiles de toile rousse, vont le transporter au gré de la marée et du vent. Le bois venait des forêts du Tronchet de Coëtquen, de Tanouarn et formait des montagnes. Les gabares ont assuré ce transport depuis la fin du XVI è siècle jusqu’à la guerre de 1914-1918 où il a été supplanté par le chemin de fer et chez les boulangers de Saint Malo par le charbon d’Angleterre.

Le Moulin de Mordreuc est un des 14 moulins à marée que comptait la Rance, estuaire aux plus fortes marées d’Europe.

L’ancien moulin à marée de Mordreuc (1898) avec sa digue et son étang.

Vous retrouverez ici le fonctionnement du moulin du  Prat, mais en plus grande dimension. La digue maçonnée qui le relie à la cale n’a été construite qu’en 1966 (à la création du Barrage de la Rance), auparavant, le moulin n’était relié à la terre que par un simple chemin qui était recouvert aux fortes marées.

Le manoir du Bouvet
Demeure de la famille Bouvet dont sont issus les Bouvet de Lozier et les Bouvet de Précourt. Parmi les descendants, le petit-fils de Guy Bouvet,  Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, navigateur et explorateur qui dévouvrit l’Ile Bouvet en 1739 et le fils de Joseph Bouvet de Précourt, François, qui fut Amiral dans la Marine vers 1793.

Last modified: 18 mars 2019

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